L'enseignement
Comme tous les jeunes parents,
j’ai dû, il y a
quelques années, choisir une école maternelle et
primaire pour mes enfants. Outre envisager les facilités
d’accès et la qualité de
l’environnement, il a fallu prendre une décision
importante sur le choix du type d’enseignement et du projet
pédagogique que je souhaitais offrir à mes
enfants. Aujourd’hui, consciente que les écoles
communales pourraient répondre avec plus
d’efficacité aux attentes des parents, je me suis
intéressée, avec d’autres candidats*,
aux lacunes à combler en matière
d’enseignement. Nous avons consulté des chercheurs
en sciences de l’éducation qui travaillent depuis
plusieurs années sur le fonctionnement des écoles
Auderghem possède quatre écoles communales
(section fondamentale) : le Centre Scolaire du Blankedelle, le Centre
Scolaire du Pré des Agneaux, le Centre Scolaire du Souverain
et le Centre Scolaire « Les Marronniers ». Les
programmes scolaires enseignés dans ces
différentes écoles sont composés
d’une partie commune à tous les types
d’enseignement (communal, communauté
française et confessionnel), « les Socles de
compétence », et d’une partie
laissée à l’appréciation du
pouvoir communal. Depuis quelques années, les
écoles primaires sont censées fonctionner par
« cycles » dont un des objectifs est de lutter
contre l’échec scolaire. Ce type de fonctionnement
signifie entre autres que les enfants doivent pouvoir
évoluer à leur rythme au sein de chaque cycle
tout en arrivant en fin de compte à une maîtrise
suffisante dans les différents domaines
étudiés, qu’il serait possible de
développer certains projets pédagogiques au
travers de plusieurs classes et pas au sein d’une seule et
même année. Aujourd’hui,
l’application du fonctionnement par cycles est relative et
ce, pas uniquement dans les écoles communales.
Concrètement, nous souhaitons redynamiser
l’enseignement communal de la manière suivante :
Consacrer les journées pédagogiques à
des formations pour les enseignants qui
s’intéresseront à «
l’apprentissage des compétences ». Il
s’agit là de répondre à la
nécessité d’adapter
l’enseignement de nos enfants à une
société en perpétuelle
évolution. Le but de ces formations est d’aider
les enseignants à résoudre les nombreuses
difficultés qu’ils connaissent dans leurs classes
afin qu’ils puissent amener tous les
élèves à un bon niveau de
compétence. Il s’agit là de leur donner
les moyens d’appliquer une pédagogie qui puisse
répondre aux besoins de chaque élève
évoluant au sein d’une même classe. Tous
les élèves doivent être capables de
maîtriser la matière enseignée en fin
de chaque cycle.
Organiser, avec des formateurs, des séances de discussions
et d’échanges d’idées entre
les enseignants des différentes écoles communales
afin de leur permettre de faire part de leurs questions et
problèmes, de tenter de les résoudre et de faire
partager leurs différentes expériences dans un
climat convivial.
Adjoindre aux équipes éducatives des professeurs
complémentaires qui auront comme tâche de donner
en dehors des heures de cours un « petit coup de pouce
» aux enfants qui en ont besoin et ce le temps
nécessaire. Ils feront partie intégrante de
l’encadrement scolaire et seront impliqués dans la
mise au point des projets pédagogiques avec les enseignants
afin d’être continuellement au courant des
élèves et de leur lacunes.
Développer des projets pédagogiques
inter-écoles pour contribuer à la motivation des
élèves et les faire partager, au travers de ces
échanges, des expériences enrichissantes. Exemple
concret : donner un budget aux classes pour organiser une
pièce de théâtre à
présenter aux autres écoles : selon les
affinités, les uns choisissent un pièce,
distribuent les rôles, les autres s’occupent des
costumes et du décor, d’autres se chargent de
trouver une salle, de l’aménager, de
vérifier le nombre de places, d’autres encore
s’occupent des invitations… mais surtout, ce
serait l’occasion de développer des
compétences, tant dans le domaine du cours de
français que dans celui du cours de
mathématiques, etc. Ce genre de projet peut se
réaliser au sein de classes de différents niveaux
et demandent à tous les élèves de
faire appel à toutes leurs connaissances
(problèmes de mathématiques, de
français, sens de l’organisation…) et
de les partager avec celles des autres classes.
Donner de l’autonomie aux directeurs
d’écoles pour leur permettre de gérer
au mieux leurs équipes éducatives, de choisir
leur personnel, de développer leurs projets
pédagogiques faisant ainsi
l’originalité de chaque école. Enfin
réduire la lourdeur administrative qui leur incombe pour se
recentrer sur leur métier : un enseignement dynamique et
motivant pour tous.
*Valérie Hasquin-Cops, Christophe Hardy, Sophie de Vos et
Marc Oswald.