L'enseignement

Activités politiques

Programme 2006

L'urbanisme
La mobilité
L'environnement
L'enseignement

Lien : Les cycles en 2 pages et 11 questions
Comme tous les jeunes parents, j’ai dû, il y a quelques années, choisir une école maternelle et primaire pour mes enfants. Outre envisager les facilités d’accès et la qualité de l’environnement, il a fallu prendre une décision importante sur le choix du type d’enseignement et du projet pédagogique que je souhaitais offrir à mes enfants. Aujourd’hui, consciente que les écoles communales pourraient répondre avec plus d’efficacité aux attentes des parents, je me suis intéressée, avec d’autres candidats*, aux lacunes à combler en matière d’enseignement. Nous avons consulté des chercheurs en sciences de l’éducation qui travaillent depuis plusieurs années sur le fonctionnement des écoles

Auderghem possède quatre écoles communales (section fondamentale) : le Centre Scolaire du Blankedelle, le Centre Scolaire du Pré des Agneaux, le Centre Scolaire du Souverain et le Centre Scolaire « Les Marronniers ». Les programmes scolaires enseignés dans ces différentes écoles sont composés d’une partie commune à tous les types d’enseignement (communal, communauté française et confessionnel), « les Socles de compétence », et d’une partie laissée à l’appréciation du pouvoir communal. Depuis quelques années, les écoles primaires sont censées fonctionner par « cycles » dont un des objectifs est de lutter contre l’échec scolaire. Ce type de fonctionnement signifie entre autres que les enfants doivent pouvoir évoluer à leur rythme au sein de chaque cycle tout en arrivant en fin de compte à une maîtrise suffisante dans les différents domaines étudiés, qu’il serait possible de développer certains projets pédagogiques au travers de plusieurs classes et pas au sein d’une seule et même année. Aujourd’hui, l’application du fonctionnement par cycles est relative et ce, pas uniquement dans les écoles communales.

Concrètement, nous souhaitons redynamiser l’enseignement communal de la manière suivante :

Consacrer les journées pédagogiques à des formations pour les enseignants qui s’intéresseront à « l’apprentissage des compétences ». Il s’agit là de répondre à la nécessité d’adapter l’enseignement de nos enfants à une société en perpétuelle évolution. Le but de ces formations est d’aider les enseignants à résoudre les nombreuses difficultés qu’ils connaissent dans leurs classes afin qu’ils puissent amener tous les élèves à un bon niveau de compétence. Il s’agit là de leur donner les moyens d’appliquer une pédagogie qui puisse répondre aux besoins de chaque élève évoluant au sein d’une même classe. Tous les élèves doivent être capables de maîtriser la matière enseignée en fin de chaque cycle.

Organiser, avec des formateurs, des séances de discussions et d’échanges d’idées entre les enseignants des différentes écoles communales afin de leur permettre de faire part de leurs questions et problèmes, de tenter de les résoudre et de faire partager leurs différentes expériences dans un climat convivial.

Adjoindre aux équipes éducatives des professeurs complémentaires qui auront comme tâche de donner en dehors des heures de cours un « petit coup de pouce » aux enfants qui en ont besoin et ce le temps nécessaire. Ils feront partie intégrante de l’encadrement scolaire et seront impliqués dans la mise au point des projets pédagogiques avec les enseignants afin d’être continuellement au courant des élèves et de leur lacunes.

Développer des projets pédagogiques inter-écoles pour contribuer à la motivation des élèves et les faire partager, au travers de ces échanges, des expériences enrichissantes. Exemple concret : donner un budget aux classes pour organiser une pièce de théâtre à présenter aux autres écoles : selon les affinités, les uns choisissent un pièce, distribuent les rôles, les autres s’occupent des costumes et du décor, d’autres se chargent de trouver une salle, de l’aménager, de vérifier le nombre de places, d’autres encore s’occupent des invitations… mais surtout, ce serait l’occasion de développer des compétences, tant dans le domaine du cours de français que dans celui du cours de mathématiques, etc. Ce genre de projet peut se réaliser au sein de classes de différents niveaux et demandent à tous les élèves de faire appel à toutes leurs connaissances (problèmes de mathématiques, de français, sens de l’organisation…) et de les partager avec celles des autres classes.

Donner de l’autonomie aux directeurs d’écoles pour leur permettre de gérer au mieux leurs équipes éducatives, de choisir leur personnel, de développer leurs projets pédagogiques faisant ainsi l’originalité de chaque école. Enfin réduire la lourdeur administrative qui leur incombe pour se recentrer sur leur métier : un enseignement dynamique et motivant pour tous.

*Valérie Hasquin-Cops, Christophe Hardy, Sophie de Vos et Marc Oswald.